Philippe de CHAMPAIGNE (Bruxelles 1602 – Paris 1674)

Portrait de Michel IV Le Tellier, Chancelier de France

Toile
73 x 60 cm
Inscription en bas AET s 43 A o 1646

Estimation

15 000 / 20 000 €

Date et lieu de vente

28 mars 2026 - Le Mans

Fiche descriptive

Le Chancelier de France Michel IV Le Tellier (1603 – 1685), marquis de Barbezieux, seigneur de Chaville, appartient à une longue lignée de commerçants et serviteurs de l’Etat.

Il épouse en 1629, Elisabeth Turpin de Vaudredon qui lui apporte une dot très conséquente.
Ils eurent six enfants dont trois seulement parvinrent à l’âge adulte. L’aîné François Michel (1641 – 1691), est le célèbre marquis de Louvois qui fut ministre de Louis XIV.

Après une licence de droit civil et de droit canonique, Le Tellier entame une carrière fulgurante, en 1624 la charge de conseiller au Grand Conseil puis celle de Procureur du Roi au Châtelet de Paris. En 1639, il est Maître des Requêtes et en 1640, Intendant de Justice dans l’armée de Piémont. Il est un des protégés du Cardinal Mazarin auquel il est très dévoué. Il disposera de la même confiance auprès du roi Louis XIV, qu’il servira avec une grande fidélité.
Entre 1643 et 1662, nommé Secrétaire d’Etat à la Guerre, Le Tellier modernise et réforme profondément l’armée. En 1677, il devient Garde des Sceaux et Chancelier du Royaume de France.

Chevalier du Saint Esprit, il est Grand Trésorier de l’ordre entre 1652 et 1654.

1646 est une année importante pour Philippe de Champaigne, il est un peintre renommé au sommet de sa carrière, autant peintre religieux que portraitiste. La mort du cardinal de Richelieu en 1642, le libère d’une partie de ses obligations. Il peut alors accepter davantage de commandes de particuliers. Il devient le portraitiste de l’élite. Il travaille aussi bien pour les gens d’Eglise, que pour les parlementaires (Tallon, Bellièvre), et les grands commis de l’Etat (Colbert, Coiffier).
En 1644, il fait le portrait de l’architecte Jacques Lemercier avec qui il collabore souvent. En 1647, il peint Le Feron, prévôt des marchands de Paris. Sa clientèle se compose de l’élite de l’époque.
En 1646, il peint notre tableau qui sera gravé par Jean Morin (voir B. Dorival, Philippe de Champaigne 1602 – 1674 – La vie, l’œuvre et le catalogue raisonné de l’œuvre, Paris, 1976, n° 358, reproduit). Il représente ici le Chancelier de France Michel IV Le Tellier (1603 – 1685), marquis de Barbezieux, seigneur de Chaville, qui appartient à une longue lignée de commerçants et serviteurs de l’Etat. Il a six enfants, dont l’aîné François Michel (1641 – 1691), est le célèbre marquis de Louvois qui sera le principal ministre de Louis XIV.
En 1639, il est Maître des Requêtes et en 1640, Intendant de Justice dans l’armée de Piémont. Il est un des protégés du Cardinal Mazarin auquel il est très dévoué. Il disposera de la même confiance auprès du roi Louis XIV, qu’il servira avec une grande fidélité.
En 1643 il est nommé Secrétaire d’Etat à la Guerre, et modernisera et réformera profondément l’armée. En 1677, il devient Garde des Sceaux et Chancelier du Royaume de France.

Philippe de Champaigne peint Michel Le Tellier IV à différentes reprises. Un deuxième portrait, aujourd’hui connu uniquement par la gravure de Robert Nanteuil, est situé vers 1653 en raison du costume de Grand Trésorier des ordres qu’y porte le modèle (voir Dorival, n°359, reproduit). Le Tellier apparait également sur le tableau, peint le lendemain du sacre de Louis XIV, pour la cathédrale de Reims. Il semblerait que Le Tellier n’ait pas posé pour le peintre mais que ce dernier se soit servi du portrait de 1653 (voir Dorival, n° 367, reproduit).

Philippe de Champaigne utilise ici un schéma de portrait bien connu hérité de Clouet. Le modèle, en buste pose de trois – quarts, le cadrage est serré, les mains n’apparaissent que très rarement. Le décor se réduit dans la majorité des cas à un fond brun. Le modèle est ressemblant, hiératique, sans fioritures, ainsi qu’il sied à un homme d’état, souhaitant personnifier sa fonction et transmettre son image à la postérité.

En 1646 Champaigne peint également la seule nature morte qui soit connue, une Vanité ou Allégorie de la vie humaine (Le Mans, musée des Beaux-Arts).
En 1647 il reçoit la commande du célèbre portrait de l’abbé de Saint Cyran, une des figures majeures du courant janséniste duquel Champaigne deviendra proche, c’est une autre histoire qui commence.

Nous remercions Nicolas Sainte-Fare Garnot pour son aide dans l’attribution de ce tableau.

Maison de vente

Thomas Enchères
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