Fiche descriptive
Provenance :
Collection Choiseul-Gouffier en 1783 ;
Collection Köhler-Schlumberger, Mulhouse, en 1960 ;
Vente anonyme, Paris, Palais Galliera, (Mes Ader, Picard, Tajan), 7 décembre 1971, n°13, reproduit ;
Vente anonyme, Paris, Théâtre des Champs Elysées, 22 novembre 1987, (Mes Ader, Picard, Tajan). n°11, reproduit.
Expositions :
Salon de la Correspondance, Paris, 1783, n° 156 ou 157, (Deux paysages avec figures d’hommes et d’animaux – a M. le Comte de Choiseul – Gouffier) ;
Chef d’œuvres de l’Art français, Paris, Musée d’Art Moderne, 1937, supplément au catalogue.
Bibliographie :
E. et J. de Goncourt, L’Art du XVIIIème siècle, Paris, 1882, p. 338 ;
R. Portalis, Honoré Fragonard sa vie et son œuvre, Paris, 1889, p. 289 ;
L. Réau, Fragonard sa vie et son œuvre, Bruxelles, 1956, p. 185 ;
G. Wildenstein, Fragonard, Londres, 1960, n°167, reproduit fig. 89 ;
J. Wilhelm, Fragonard, non publié, 1960, p. 185 ;
Catalogue de l’exposition Fragonard, Paris, Grand Palais, 1987, cité sous les n°92 et 93, reproduit p. 197, fig.3 ;
J.-P. Cuzin, Jean-Honoré Fragonard, Vie et œuvre, Catalogue complet des peintures, Fribourg, 1987, n°129, reproduit ;
P. Rosenberg, Tout l’œuvre peint de Fragonard, Paris, 1989, n°132, reproduit.
Notre tableau a été gravé en 1784 par Jean Mathieu, sous le titre Le temps orageux, avec une dédicace au comte de Choiseul-Gouffier.
Notre tableau était associé dans la collection Choiseul – Gouffier, à L’abreuvoir, aujourd’hui conservé au musée des Beaux – Arts de Lyon.
Deux aquarelles de même sujet, Le temps orageux et L’abreuvoir, ont été faites par Fragonard d’après ses propres tableaux. Elles se retrouvent en 1800 dans la collection du marquis de Lagoy, (voir le catalogue de l’exposition Fragonard, 1987, sous le n° 93, reproduit fig. 2).
Vers 1760, encore pensionnaire à Rome, Fragonard est amené à s’intéresser au paysage sous l’influence de son premier mentor, l’abbé de Saint Non, et celle d’Hubert Robert avec lequel il travaille. La villa d’Este devient un de ses modèles préférés. Les paysages italiens resteront un de ses sujets favoris tout au long de sa carrière.
De retour à Paris en 1761, il se passionne pour les maîtres hollandais du XVIIème siècle, notamment Jacob van Ruisdael dont il possède une oeuvre. Il reprend l’idée d’associer un ciel nuageux le plus souvent tourmenté, à un paysage escarpé. Il introduit cependant des personnages et des animaux selon un style et une palette de coloris qui lui sont propres. Beaucoup d’hypothèses ont été émises sur un éventuel voyage de Fragonard aux Pays Bas. Le peintre avait cependant la possibilité d’admirer les riches collections des amateurs parisiens. Les œuvres de Fragonard voisinent alors avec les tableaux nordiques qui ont pu les inspirer au sein d’une même collection. Choiseul Gouffier en est un exemple comme le révèle le catalogue de sa vente en 1787.
Maison de vente
Paris Enchères – Collin du Bocage
17 rue de Provence – 75009 Paris
Tel : 01.58.18.39.05
info@collindubocage.com
