Catherine LUSURIER (Paris 1752 - 1781)

Le jeune écolier (ou le jeune dessinateur)

Sur sa toile d’origine
56 x 46 cm
Manques

Estimation

20 000 / 30 000 €

Date et lieu de vente

30 mai 2026 - Joué-lès-Tours

Fiche descriptive

Nous pouvons rapprocher notre tableau du portrait d’un jeune artiste, passé en vente chez Christie’s à New York, le 20 mai 2025, n°14, reproduit.

Catherine Lusurier se forma dans l’atelier du peintre Hubert Drouais (1699 – 1767) dont elle était la nièce par alliance. A la mort de ce dernier, elle continua sa formation auprès de son fils, François Hubert (1727 – 1775), dans le même atelier familial, fréquenté également par Jean Germain Drouais, le petit fils.
Dans différents documents, elle est domiciliée rue des Ortyes, paroisse saint Roch à Paris, dans la maison achetée par Hubert Drouais en 1736.
A l’âge de dix – huit ans, elle peignit un portrait longtemps considéré comme celui de d’Alembert, et qui est une de ses deux premières œuvres signées connues, témoignage d’un talent précoce (aujourd’hui au musée Carnavalet). Le vrai portrait de d’Alembert, daté 1777, est réapparu plus tard (musée Carnavalet également).
On lui attribue avec certitude, le portrait d’une femme célèbre à l’époque, Madame de Bure, et celui de sa fille Charlotte Françoise.

Le corpus de ses œuvres et assez restreint en raison de sa mort à vingt – huit ans, et aussi par le fait qu’on attribue ses œuvres à Drouais fils ou même à Lépicié. Seulement vingt et une œuvres reconnues comme étant de sa main ont été recensées en 2001 par Helen Ashmore (voir « Catherine Lusurier (1752 – 1781) : A woman painter in eighteenth century Paris », Apollo, pp. 34 – 40).

L’influence de François Hubert Drouais est très sensible dans ses œuvres, que ce soit stylistiquement ou bien dans le choix de ses sujets et il est vraisemblable qu’elle ait commencé par copier nombre de ses tableaux.
Le petit dessinateur, ou petit écolier « en polisson », était un de ses sujets de prédilection. C’était aussi un thème très apprécié tout au long du XVIIIème siècle, exploité par des artistes renommés comme Chardin, Lépicié, Madame Vigée – Lebrun, ou Drouais lui-même.
Si le thème du petit dessinateur apparait dans le deuxième quart du XVIIIème siècle, il ne devient véritablement un sujet en vogue qu’à partir de 1760. Spécificité française, il se situe entre le portrait et la scène de genre. En effet, la plupart des modèles ne sont pas identifiables.

C’est sous cette iconographie que Catherine Lusurier peignit un de ses rares portraits signés, l’effigie de son petit cousin Jean Germain Drouais à l’âge de quinze ans, aujourd’hui au Louvre. Ce portrait a été attribué à tort, un temps, à François Hubert Drouais, mort depuis trois ans en 1778.
Catherine Lusurier peignit aussi une version féminine, La petite dessinatrice, conservé au Kunsthalle de Brême.

Maison de vente

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